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Quizz sur le développement durable > Cliquez ici GREENWASHING
Surfant sur la vague du développement durable, toutes les grandes marques passent au vert. Beaucoup d’entre elles usent et abusent de l’écologie dans le but de séduire les consommateurs. Or, donner une image écolo à une entreprise quelles que soient ses pratiques réelles est une technique de marketing appelée greenwashing Le magazine Terra Eco révèle les 7 péchés de la pub verte identifiés par les détracteurs des « greenwasher » (ONG, associations de consommateurs, experts…) : 1 - L’hyper-verdure Consiste à employer des éléments naturels ou à verdir son logo, son nom, ses produits… Mc Donald’s a changé l’an dernier le fond rouge de son logo pour la couleur verte en Europe. 2 - La label-mania Utilisation d’un faux logo. Il a la couleur et la forme d’un label mais n’est pas certifié. Exemple : une petite planète accompagnée d’un « préserve l’environnement ». 3 - La perfide ambiguïté Jouer avec les mots. L’entreprise Syngeta utilise pour ses produits le slogan « désherber durable ». Or, le terme durable peut être assimilé à la notion de développement durable et le désherbant de la marque est classé dangereux pour l’environnement. 4 - Le flagrant mensonge L’entreprise doit être en mesure de justifier les arguments ayant trait au développement durable. La marque BN joue avec le feu et navigue entre premier et second degré dans ses publicités : « les nouveaux BN sont aux céréales complètes, donc ça donne de l’énergie, donc on se déplace toujours en courant, donc on contribue à diminuer la pollution, donc on aide à préserver la planète. Et si tout le monde fait comme toi, on pourra peut-être réduire l’effet de serre ». Ces biscuits ne sont ni bio, ni compensés carbone. 5 - La criante contre-vérité Mise en avant de l’aspect écologique d’un produit qui présente un fort impact environnemental. Total diffusait la publicité suivante en 2006 : « On peut chercher du pétrole à de très grandes profondeurs sans déranger ceux qui y habitent ». Or, la prospection et l’exploitation minière ont un fort impact sur la biodiversité. 6 - La moquerie facile Consiste à décrédibiliser le mouvement écologiste et laisser entendre que des efforts minimes seront suffisants pour régler la question. 7 - La totale exagération Exagération du message publicitaire. Exemple, un produit qui se proclame « bon par nature » quand il n’est pas sans impact sur la planète. L’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes considère que la viande de bœuf « contribue naturellement à la diversité des paysages grâce à l’entretien de prairies ». Or, les bœufs mangent également 40 % de fourrage de maïs, de tourteaux de colza ou de soja, en provenance de zones déforestées du Brésil et d’Argentine. REGLEMENTATION
Le lancement de la nouvelle réglementation thermique 2012 assurera une amélioration significative de la performance énergétique des bâtiments. En effet, les bâtiments construits seront uniquement des Bâtiments Basse Consommation (BBC) à partir de juillet 2011 pour les bâtiments tertiaires et publics, et de l’année 2013 pour le secteur résidentiel. Concrètement, leur consommation énergétique ne dépassera pas les 50kWh par m2 et par an. A ce jour, la consommation énergétique n'est plafonnée qu'à 150 kWh par m2 et par an. Cette réglementation aura un impact environnemental certain, dans la mesure où le secteur du bâtiment est responsable à hauteur de 42% de la consommation d’énergie finale et de 23% des émissions de gaz à effet de serre au niveau national. En outre, selon Jean-Louis Borloo, «chaque logement énergétiquement maîtrisé, ce sont des économies de 5.000 à 15.000 euros sur vingt ans». Seul bémol, les bâtiments BBC induisent un surcoût de 7 à 15% qui s’avèrent répercutés pour moitié dans le prix de vente. Nous constatons que les professionnels du secteur ont déjà anticipé la réglementation avec 45.000 demandes de certification BBC déposées en 2010 (20.000 pour l'année 2011). Pour atteindre cette généralisation des bâtiments BBC, un travail important reste cependant à effectuer en matière de formation des professionnels aux techniques de bâtiments durables ainsi qu’en matière de développement de matériaux répondant à la norme des 50 kWh par m2 par an. Label AB ou bio-équitable ? Comment s’y retrouver dans la jungle des logos ? Présentation et caractéristiques des principaux logos alimentaires : ![]() AB : Signe officiel de l’agriculture biologique qui garantit un mode de production respectueux de l’environnement et du bien-être animal. Les aliments bruts sont garantis bio à 100% ; les aliments composés, eux, au moins à 95% (les 5% restant concernent notamment une présence techniquement inévitable). Ils ont été produits sans utilisation de produits chimiques de synthèse. ![]() Label bio européen : Signe officiel européen de l’Agriculture biologique. Le logo AB et le logo européen sont équivalents. Demeter : Marquage volontaire de produits issus de l’agriculture biodynamique. Il va au-delà des garanties AB, dans la mesure où il prend en compte la fertilité de la terre et la qualité des produits agricoles. Pour être certifiés, les produits composés doivent comporter au moins 90% d’ingrédients certifiés Demeter. ![]() Bio-équitable : Associe une démarche bio conforme à la norme européenne (95% mini des ingrédients issus de l'agriculture biologique) à une pratique contrôlée de commerce équitable : prix contractuel garantissant une juste rémunération des producteurs, support technique, actions de formation, maintien du tissu rural local. ![]() AOC : L’Appellation d’Origine Contrôlée est un signe officiel français. Désigne un produit dont toutes les étapes de fabrication (production, transformation, élaboration) ont lieu dans une même zone géographique bien déterminée, qui donne ses caractéristiques au produit. ![]() Agriculture raisonnée : Il s’agit d’une mention officielle qui garantit une traçabilité des animaux et des interventions, une maîtrise des effluents d’élevage et de l’irrigation, fertilisants et produits phytosanitaires adaptés aux cultures et au sol. Il s’avère moins exigeant que le label AB, notamment sur les produits chimiques et les OGM. ![]() Le label rouge : Produits de qualité supérieure obtenue grâce à des contraintes d’élevage ou de culture selon les produits. On note cependant l’absence de critères environnementaux et les OGM sont autorisés. ![]() Produit certifié ou certificat de conformité produit (CCP) : L’opérateur – entreprises, exploitation agricoles – doit avoir constitué un cahier des charges sur sa production, sa transformation et le conditionnement de ses produits. Il est utilisé comme argument marketing alors qu’il est destiné aux professionnels. Il n’est pas une marque de qualité des produits. ![]() Fairtrade / Max Havelaar : Le label comprend les caractéristiques suivantes : respect des normes de l’Organisation internationale du travail et de la législation nationale ; prix minimum d’achat ; préfinancement possible des ventes ; normes internationales sur produits phytosanitaires ; protection des écosystèmes ; gestion des déchets ; OGM interdits. Les exigences sont minimales au niveau environnemental. ![]() Marine Stewardship Council (MSC) : Label privé délivré par le Bureau Veritas. Il vérifie qu’il y a suffisamment de poissons pour assurer la viabilité de la pêcherie et il examine l’effet de la pêche sur l’écosystème marin, y compris les mammifères, les oiseaux marins ou l’habitat naturel. Il est le seul label à garantir une pêche durable. ![]() Nature et progrès : Il s’agit d’une marque privée dont les produits bruts sont à 100% d’origine bio. Il est également exigé que 70 % des produits de l’entreprise répondent aux règles Nature et Progrès. L’entreprise dispose dès lors, de cinq ans pour atteindre les 100%. Les fertilisants utilisés sont soumis à des contrôles stricts. Pour les élevages, la taille du cheptel est limitée et les OGM sont totalement interdits dans l’alimentation animale. ECHO
La pris’éco est officiellement distribuée en Corse. Il s’agit d’une multiprise intelligente qui détecte la baisse de tension des appareils inutilisés ou restés en veille et les éteint automatiquement. L’utilisation de la multiprise présente un double impact : une contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et un gain en matière de dépenses électriques d’environ 10 %. Selon Jacques-Thierry Monti, directeur régional d'EDF, « En Corse, la veille résidentielle des appareils électroménagers et des équipements de bureau électriques et électroniques représente 2 % de l'énergie consommée, soit l'équivalent de la consommation annuelle d'une commune comme Calvi ou Corte ». La pris’éco voit son prix de vente accessible à tous, soit 10 euros, grâce aux contributions financières de la Collectivité Territoriale de Corse et d’EDF. La Corse a recyclé en 2009, 2 560 tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) : électroménager, informatique, téléphonie…. Cela équivaut à 15,4 kilos de déchets recyclés par habitant. Il s’agit non seulement du meilleur taux au niveau national, mais également de l’un des meilleurs au niveau européen ! L’éco-organisme Ecologic, partenaire du Syvadec (Syndicat de valorisation des déchets), précise dans un article de Corse-matin, que la Suède, première du classement européen et au sein de laquelle la filière du recyclage des DEEE existe depuis 10 ans, a un taux de recyclage de 16,2 kilos par habitant en 2008. En à peine 2 ans, la collaboration du Syvadec avec Ecologic a permis la création d’une des filières DEEE les plus efficaces de l’hexagone. Où trouver les points de dépôts ? Haute-Corse : Bastia, Lucciana, Calvi, Ile-Rousse, Folelli, Sisco, Ersa. Corse du Sud : Rezza, Viggianello, Zonza, Vico, Moca Croce, Cauro, Sainte Lucie de Porto-Vecchio, Figari, Porto-Vecchio, Bonifacio. INFOS
Après avoir réalisé 70 pré-diagnostics environnement, la CCI accompagne 10 de ses ressortissants dans le cadre de l’opération Envol (Engagement Volontaire de l’Entreprise pour l’Environnement). Il s’agit d’une opération visant à accompagner et à promouvoir la mise en œuvre de politique de management environnemental dans les très petites, petites et moyennes entreprises. Facile à mettre en œuvre, Envol, correspond au niveau 1 des exigences des référentiels internationaux ISO 14001. C’est à Rapale que la première centrale photovoltaïque de Corse est installée. Cette ferme solaire, de près de 49 hectares, a nécessité des financements privés à hauteur de 25 millions d’euros pour être réalisée. Démarré en 2008, le chantier touchera à sa fin au cours de l’été 2010. La production d’électricité de la ferme s’élèvera à hauteur de 7,7 mégawatts, ce qui équivaut aux besoins journaliers énergétiques de 3 500 foyers. L’électricité sera vendue à EDF, qui l’intégrera au sein de son réseau de distribution. Cette production d’énergie propre permettra de réduire de 900 tonnes la quantité de CO2 dégagée dans l’atmosphère. |